Serendipity Première

Pour vous emmener avec moi dans mes pérégrinations au bout du monde et partager mes humeurs, mes doutes, mes joies, mes surprises et mes éclats de rire et puis... vous donner des nouvelles, prendre des photos, partager mes gueules de bois... et caetera.

01 mai 2006

La Halle aux Blancs Manteaux, du 17 au 22 avril

affiche_aacw21Dernière semaine des vacances, ma soeur accompagnée de son jules viennent passer quelques jours, au gré de leurs déambulations ils découvrent une petite expo au principe inédit et fort sympathique... Je m'y précipite donc, me promettant d'y emmener Coline plus tard...

Le lieu : La Halle aux Blancs Manteaux, une bâtisse rectangulaire tapissée pour l'occas de photos de jeunes grimaçants qui font sourire. Ca commence bien, avant même d'y être je suis déjà bien.
Le principe : Des artistes partout qui ont envahi l'espace avec leurs bombes acryliques, leurs feutres, leurs affiches vierges. Ils composent devant vous et une fois leur oeuvre achevée s'empressent d'aller l'accrocher à ces grands panneaux gris d'ordinaire réservés aux campagnes politiques : clin d'oeil au titre du happening "Aux arts citoyens!". Elle est belle cette idée de se battre avec les dessins, juste pour défendre une idée, juste pour dire ce que l'on pense, une autre manière de s'engager. Bienvenue cette géniale initiative après la peur qu'avait créée la grosse affaire des caricatures.
Le must : Le petit carnet disponible à l'entrée, des pages vierges à faire remplir par les artistes eux-mêmes. Aucun ne sera jamais le même, tous uniques et donc précieux. Le dernier jour de l'expo certains faisaient déjà des paris sur le nombre d'oeuvres que les visiteurs/consommateurs mettraient en vente sur ebay. Hé oui, à chaque initiative ses limites, elles furent ici posées par des profiteurs boulimiques qui ne regardaient pas les affiches exposées, s'intéressaient encore moins aux artistes mais  se contentaient  de faire le pied de grue devant chaque table pour avoir leur dessin dans  leur carnet. Une honte...
Les piquants : Deux petites intrues dans cette expo bon enfant où tous ceux qui étaient un tant soit peu curieux se voyaient accueillis, expliqués, intégrés à ce mouvement créatif. Deux petites exceptions : placées toutes deux à l'entrée de l'expo. L'une connue, l'autre pas du tout. Misstic et la jeune fille de l'accueil. La première se la joue star, refuse de se prêter au jeu des questions, méprise du regard et des mots les quelques admirateurs venus lui demander quelques traits. Elle toise, sort un petit tampon, d'un geste sec appose sa marque, griffone des mots souvent vulgaires et hop fini, au suivant. Décevant. La seconde, balance sa longue et magnifique chevelure de droite à gauche, sourit de loin mais se montre carrément hautaine et presque offusquée que je puisse m'encquérir du nom d'un artiste absent  ce jour là mais dont l'oeuvre était drôle et dérangeante. (L'artiste s'appelle Prune. Coline et moi avons adoré ses petits monstres.) Donc cette créature tout en beauté vous envoie ballader pour une simple question posée. On retrouve partout ce jeu du pouvoir, même chez ceux qui veulent le dénoncer. Une bonne leçon.
Les belles rencontres : Forcément il y en a eu quelques unes. Dans l'ordre, croisés sur mon chemin, Les Bracolleurs avec quipict0043 j'aurais eu quelques mots sympathiques sur la difficulté d'enseigner et sur ce que l'on peut faire avec des étudiants sur le travail du logo et du rapport à l'image. J'ai beaucoup aimé son affiche sur Kyoto. Franck Duval et ses collages. Speedy avec une mention spéciale pour son "Une étoile pour chacun", magnifique. Couly et son petit bonhomme rigolo, comme ses affiches "Caca" d'ailleurs. Les WCA, aka les Artistes ouvriers, des prodiges du pochoir ciselé, inspiré de tableaux connus et de leurs propres photos. Un clown dont j'ai oublié le nom (et qui j'espère ne m'en voudra pas, mais la petite histoire triste est que je l'ai perdu mon petit carnet et avec lui tout ce que j'avais pris soin de conserver, y compris la petite liste des artistes présents!) il évoque sur papier les clowns tristes, c'est touchant. Haut-en-couleurs Raffe, des couleurs tristes, des pochoirs simples, des traits légers, un long moment passé en compagnie de Coline, assises, à regarder. Nous avons tant aimé que Coline y aura choisi la première oeuvre de sa collection. Je repartirai quant à moi avec un pochoir de bébé. Pour finir C215, fou de sa fille, poète, travaillant avec des peintres qui prêtent à ses mots leurs couleurs et leurs images. De lui, j'emporte un magnifique livre que je découvre doucement.
Appel à témoin : Le dernier jour, quelques minutes avant la fermeture des portes, j'ai laissé, au sol, devant les affiches de Raffe Haut-en-Couleur mon carnet, qui était aussi celui de Coline. J'en aurais presque pleuré en rentrant. Je garde en mémoire tous les dessins que tous avaient eu la genillesse de nous offrir mais si un jour quelqu'un le retrouvait ou connaissait quelqu'un qui en aurait ramassé un... Ben, n'hésitez pas, dites-le moi...

Et pour tous ceux qui n'ont pas pu y être, les images. Enjoy !!!

Posté par Seren à 12:49 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Hip hip hip, hourra !

    Alors voilà ça n'arrive pas souvent dans une vie mais le petit cahier, hé bien voilà, Raffe l'a retrouvé. Un petit miracle, un vrai bonheur. Merci !

    Posté par Célia, 01 mai 2006 à 06:57 PM

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